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Journée mondiale contre le paludisme

Avr 25, 2020 | santé

Entre le lancement de la journée mondiale contre le paludisme en 2000 et 2014, le nombre de décès dû à cette maladie a baissé de 40%. Mais depuis, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) note une stagnation dans les progrès enregistrés. C’est pourquoi il est toujours aussi important d’informer les personnes sur la maladie et de prévenir les infections de paludisme.

Les actions de l’OMS contre le paludisme

La journée mondiale contre le paludisme a pour objectif de mobiliser tous les acteurs des pays touchés par la maladie, via la campagne « Zéro Palu ! Je m’engage ». Ainsi, l’OMS souhaite toucher à la fois les dirigeants politiques, qui votent les budgets et déterminent les décisions politiques, et les entreprises qui ont tout à gagner en évitant leurs salariés d’être malade. Il y a aussi tout un travail de prévention auprès de la société civile afin d’améliorer l’information et l’adhésion aux interventions de lutte contre le paludisme.

Ces efforts ont permis d’enregistrer 27 pays ayant moins de 100 cas de paludisme en 2018 contre 17 en 2010. Sur cette même période, le Cambodge, la province du Yunnan en Chine, le Myanmar, le Laos, la Thaïlande et le Viet Nam on fait baisser de 76% le nombre de cas. Enfin, 38 pays et territoires sont certifiés comme exempts de paludisme.

Prévention contre le paludisme

Une stagnation du paludisme

En 2016, l’OMS avait établi un plan à l’horizon 2020 pour faire baisser encore de 40% les cas de paludisme. Or, depuis 2018 l’organisation note une stagnation dans le nombre d’infection et de décès dû au paludisme et prédit déjà que cet objectif ne sera pas atteint. Et son but d’éradiquer cette maladie d’ici 2030 non plus.

Outre des besoins financiers inférieurs aux besoins, l’OMS a aussi détecté des lacunes en matière d’accès aux outils essentiels : 

  • En 2018, la moitié (50 %) seulement de la population exposée au risque palustre en Afrique dormait sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide, un chiffre similaire à celui de l’année précédente et en légère amélioration depuis 2015.
  • En 2018, environ un tiers (31 %) des femmes enceintes ayant droit à une thérapie préventive en Afrique a reçu les 3 doses recommandées.
  • De 2015 à 2018, en Afrique subsaharienne, une forte proportion (36 %) d’enfants présentant des signes de fièvre n’ont bénéficié d’aucune prise en charge médicale. *

Tout cela fait que nous arrivons à une stagnation dans le nombre de décès liés au paludisme.

Afin de redresser la situation, l’OMS à établi une nouvelle approche, qui repose sur 4 piliers :

  • La volonté politique de faire baisser le nombre de décès dus au paludisme.
  • Des informations stratégiques pour un maximum d’impact.
  • De meilleures orientations, politiques et stratégies.
  • Une riposte nationale coordonnée contre le paludisme

Journée mondiale contre le paludisme

Perspectives dans la lutte contre le paludisme

L’OMS a lancé le programme « Défi pour l’éradication du paludisme », qui appel à un investissement dans la recherche et le développement d’une nouvelle génération d’outils et de méthodes innovantes pour éradiquer le paludisme.
Ainsi, il est possible de déterminer 2 procédés :

La lutte antivectorielle

Des outils sont déjà en cours d’évaluation. S’ils s’avèrent efficaces, l’OMS fournira de nouvelles recommandations afin de déployer massivement ces nouveaux outils. Parmi ces derniers il y a :

  • De nouveaux types de moustiquaires imprégnées d’insecticides
  • Des répulsif spatiaux contre les moustiques
  • Des pièges à vecteurs
  • Des approches géniques
  • Des appâts au sucre pour attirer et tuer un genre de moustique précis (Anpheles)

 Vous pouvez trouver la liste de tous les outils sur le site de l’OMS (en anglais). 

Le vaccin antipaludique

Depuis 2019, le vaccin antipaludique RTS,S est introduit dans certaines régions du Ghana, du Kenya et du Malawi. Les essais cliniques ont montré que 4 cas sur 10 chez les enfants pouvaient être évités. Ces résultats vont servir de base pour les décisions concernant un éventuel déploiement plus large du vaccin.

Vous pouvez avoir plus d’informations concernant ces essais sur le site de l’OMS

L’Afrique, continent le plus touché par le paludisme

93% des cas en 2018 se situaient en Afrique subsaharienne. Et plus de la moitié des cas sont survenus dans 6 pays :

  • Nigeria (25%)
  • République démocratique du Congo (12%)
  • Ouganda (5%)
  • Côte d’Ivoire (4%)
  • Mozambique (4%)
  • Niger (4%)

 

Dans cette région, les sujets les plus touchés sont les enfants et les femmes enceintes. Concernant ces dernières, L’OMS estiment qu’en 2018 11 millions ont contractés le paludisme, entraine la naissance 900 000 enfants présentant une insuffisance pondérable (grand facteur de risque de mortalité infantile). Il est donc important de protéger les femmes enceintes afin d’éviter la transmission de la maladie aux bébés, et diminuer ainsi la mortalité infantile.

Toutefois, la situation évolue positivement dans certains pays d’Afrique. Ainsi, en Ouganda a été enregistré 1,5 millions de cas en moins entre 2017 et 2018.

Prévention contre le paludisme

Paludisme et COVID-19

En cette période de pandémie de COVID-19, les pays luttant contre le paludisme doivent aussi faire face à cette autre maladie.
Ainsi, l’OMS a réalisé une FAQ sur différentes questions liées à la situation de ces pays face au COVID-19. Notamment, l’impact du confinement généralisé de plusieurs pays dans l’approvisionnement des matériels nécessaires pour lutter contre le paludisme, tels que les moustiquaires imprégnés, médicaments antipaludiques ou encore des tests de dépistages rapides. Cela augmente la vulnérabilité des populations face au paludisme et l’absence d’accès aux médicaments pour les soigner ne fera qu’augmenter les décès dû à la maladie.

Vous pouvez trouver la FAQ sur le site de l’OMS.

Le paludisme est une maladie évitable pour les voyageurs. C’est pourquoi, avec Travel kit, nous vous donnons toutes les informations de prévention et la marche à suivre si vous envisagez de voyager dans un pays où la maladie est présente.