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Découvrir des traditions originales

Mai 29, 2020 | voyage

Laissez vous surprendre par des pratiques culturelles insolites ! La diversité des coutumes et des usages ne sera jamais exhaustive. Nous vous proposons de découvrir des traditions uniques. Qu’on y adhère ou non, là n’est pas la question, il s’agit simplement de découvrir un peu plus le monde et ses traditions.

Russie – Les bains de Théophanie

Nous allons commencer par le plus grand pays du monde – la Russie. Il y existe de nombreuses pratiques culturelles mais aujourd’hui nous vous présenterons l’une des plus amusantes.

Cette pratique de bains se déroule durant la fête de Théophanie dans l’Eglise orthodoxe, qui équivaut à la fête de l’Épiphanie dans l’Église catholique.

On utilise de la glace brisée par une tronçonneuse et creusée en forme de croix. Ces trous, destinés à la baignade, s’appellent « yordan » et sont faits à travers tout le pays. Les Russes s’y jettent avec un engouement impressionnant et puis rapidement ressortent. Et tout cela en plein hiver !

Cette coutume repose sur la croyance que la baignade de Théophanie facilite la guérison des maladies, car elle aurait des vertus miraculeuses. Croyant ou pas, jeune ou vieux, cette tradition extrême est aimée par beaucoup et encore pratiquée aujourd’hui.

Baignade de Théophanie en Russie

Kazakhstan – Le polo extrême à la kazakhe

 Amis des animaux ou âmes sensibles, passez votre chemin. Le sport nécessite pour certains un énorme investissement même si celui n’est pas professionnel, parfois au delà de l’imagination. Le Kokpar en est l’exemple. C’est un sport équestre très populaire en Asie centrale mais surtout au Kazakhstan. Il se déroule en 2 équipes : chaque équipe est constituée de 10 cavaliers mais seulement 4 s’affrontent à la fois. Les autres restent en réserve, puis ils changent sans cesse au cours de la partie.

L’objectif est de ramasser une carcasse de chèvre d’un poids d’environ 40 kg. Et oui, vous avez bien lu – une carcasse de chèvre de 40 kg ! Ensuite il faut la monter sur selle et se remettre au galop jusqu’à un puit qui sert de but.

Les chevaux sont méticuleusement entrainés. De ce fait nous distinguons les chevaux défenseurs, les chevaux attaquants et ceux qui servent au tour de pénalisation. Cette compétition reflète bien l’histoire de cette culture nomade où le cheval a été l’allié du cavalier. Le Kokpar est organisé pour diverses occasions telles qu’un mariage, une naissance mais également lors des fêtes nationales.

La fédération nationale de Kokpar a été créée en 2001 et compte des pays comme la Chine et le Japon. Cette fédération organise les championnats d’Asie centrale et la coupe d’Eurasie. Les équipes afghanes, turques, hongroises, ainsi que les équipes de la région russe de Bachkirie y participent. Pourtant les kazakhs restent des leaders solides de ce sport.

Joueur de Kokpar au Kazakhstan

Japon – Mochi, mortellement délicieux

Dans le cas suivant nous parlerons plutôt d’un phénomène que d’une coutume. Le mochi est un gâteau à base de riz gluant et du riz doux. C’est le plat traditionnel de Nouvel An. Cuit à la vapeur le riz est ensuite écrasé à l’aide d’un instrument spécial pour former une boule de pâte. Elle peut être garnie de azuki (haricot rouge, originaire du Japon) ou cuit dans un bouillon de légumes. Cette friandise est adorée par les Japonais et c’est pourquoi ils la gobent parfois trop rapidement; d’où un risque d’étouffement… En effet, le gâteau préféré des japonais est dangereux pour eux-mêmes !

Ce n’est donc pas une histoire d’intoxication alimentaire ou d’ingrédients douteux. Le souci provient de la texture moelleuse. Il est important de découper le gâteau en petits morceaux et de mastiquer longuement, sinon il risque de coller dans la gorge.

Chaque année c’est la même histoire ! Le gouvernement sensibilise la population la plus touchée : les personnes âgées et les enfants. Mais ne vous privez pas du plaisir de savourer ce gâteau japonais lorsque vous aurez la chance de visiter ce magnifique pays. Il suffit de suivre les conseils – mâcher, mâcher et encore mâcher !

Stand de mochi au Japon

Ethiopie – L’art de cicatrisation

La cicatrisation est très populaire dans certains pays du continent africain et certaines tribus pousse cette pratique plus que d’autres. Notre prochaine destination est le Sud de l’Éthiopie, plus précisément la vallée de l’Omo où vit le tribu « surmas ».

Plus de cicatrices un homme ou une femme possède, plus attirant il ou elle devient. C’est un véritable symbole de beauté ! Les cicatrices indiquent la tribu, le statut social, la croyance, la participation à la guerre et beaucoup d’autres choses. C’est plus qu’un simple élément esthétique.

Préparez-vous pour les détails choquants de la création des cicatrices. C’est une tâche complexe et nécessite des connaissances ainsi que de l’expérience si vous voulez avoir une cicatrice bien épaisse et convexe.

A l’aide d’une épine d’acacia ils font levier  la peau et l’incisent ensuite avec une lame aiguë. Pourtant la peau n’est pas coupée car elle servira pour faire un dessin. Puis un mélange de cendre et de jus de plantes est frotté dans la blessure. Ce mélange est maintenu dans la plaie, y compris lorsqu’il devient purulent, afin de rendre la cicatrice épaisse. Pour que les cicatrices soient très convexes, ils insèrent des larves qui « grâce » à l’infection transmise permettent d’augmenter la purulence de la plaie. Ensuite la blessure est traitée afin d’éliminer l’infection et d’avoir le résultat désiré.

Il est interdit de montrer sa douleur, voire très honteux. Seulement les plus courageux osent le faire. Les « surmas » commencent à se faire des cicatrices dès 13-14 ans. Il n’y a aucun doute sur la résistance des jeunes filles et garçons dans cette tribu.

Femme surmas avec des cicatrices traditionnelles

Cet article vous a plu ? Vous pouvez retrouvez encore plus de faits intéressants dans des articles précédents !